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Date de création : 15.05.2009
Dernière mise à jour : 25.04.2015
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Oui au droit de vote de la diaspora, Non à la manipulation

Publié le 25/04/2015 à 07:11 par ridja Tags : monde bonne france belle histoire divers afrique cadres maroc
Les Comoriens ont toujours émigré : en Afrique de l’Est, à Madagascar et en France. Aujourd’hui, ils partent en Afrique pour se faire soigner (Egypte, Madagascar, Maurice), poursuivre des études (Madagascar, Egypte, Maroc, Sénégal…) ou trouver un emploi (France ou Qatar). Mais quand on parle de diaspora aujourd’hui, on pense d’abord à celle qui ramène de l’argent aux Comores : celle qui réside en France.
 
Cette population comorienne qui habite massivement à Paris, Marseille, Lyon, Nice et Dunkerque, qui compte au moins cent à cent cinquante mille âmes (Abdou Katibou, « Les Migrations comoriennes en France », 2011) constitue la première source d’entrée de devises aux Comores (Banque de France, 2005) et ses transferts d’argent représentent vingt-quatre pour cent du PIB du pays et trois cent quarante-six pour cent de l’aide au développement (BAD, 2008). Le montant de ces transferts est évalué aujourd’hui à plus de 80 millions d’euros. Cette population expatriée a réclamé le droit de vote à l’Etat comorien depuis l’élection de Mohamed Taki Abdoulkarim. Une loi le lui accordant a été votée sous Azali Assoumani (en octobre 2005) mais c’est Ikililou Dhoinine qui, semble-t-il, vient de la promulguer : le 9 avril, l’ambassade des Comores à Paris en a fait l’annonce et le conseiller chargé de la diaspora parcourt les grandes villes françaises pour en faire la promotion.
 
Je le dis sans ambigüité : c’est une excellente nouvelle pour la démocratie comorienne, une très bonne mesure de ce gouvernement. Nous pouvons féliciter le ministre des affaires étrangères et le président de la République.
 
Deux raisons principales ont retardé, me semble-t-il, la mise en application de cette loi qui a déjà presque dix ans : un manque de volonté politique et une absence de moyens financiers. Manque de volonté politique car les politiques comoriens ont très peur de cet électorat difficilement manipulable : ils ne peuvent en effet ni lui proposer un contrat fictif à la fonction publique ni un billet de banque en échange de son bulletin de vote ! Absence de moyens financiers car l’organisation d’une élection coûte si cher qu’à chaque fois que les Comores en organisent, ils sont obligés de solliciter l’aide de ses partenaires. Est-il utile de faire remarquer que depuis l’organisation des dernières élections le gouvernement comorien peine à verser les salaires des fonctionnaires ?
 
L’acquisition du droit de vote par la diaspora est une excellente nouvelle pour le pays en général et pour la diaspora en particulier parce que c’est étrangement en France que se dessine partiellement l'avenir des Comores : les milliers de Comoriens qui y vivent, continuent à se former et à travailler pour eux mais aussi – et surtout devrais-je dire peut-être – pour les Comores ! On y rencontre aujourd’hui des Comoriens entrepreneurs, cadres supérieurs, intellectuels de très haut niveau, des professionnels divers, des agents de la fonction publique, des acteurs du tissu associatif... Et tout ce monde n’aspire qu’à une chose : servir les Comores.
 
Cette mesure heureuse du président de la République ne doit pas cependant être une manipulation politique. Car comment peut-on octroyer un droit de vote à la diaspora, à quelques mois de l’élection du prochain président de la République et des gouverneurs, sans déterminer clairement les moyens de sa mise en application ? Comment croire que les listes électorales seront prêtes d’ici les prochaines échéances électorales ? Comment être sûr du vote des autres villes que Paris ? En un mot comme en mille, comment peut-on imaginer qu’un gouvernement qui ne maîtrise plus rien à défaut d’argent puisse trouver en quelques mois les ressources financières nécessaires à l’organisation de ces élections en France ?
 
Je crains fort que cette histoire ne soit qu’une belle tromperie ( Ikililou Dhoinine n’ayant plus rien à apporter au pays et étant incapable de régler ses problèmes, accorde un droit nouveau à ses concitoyens qui ne lui coûte pas trop cher au demeurant !) ou une pure manipulation pilotée par ceux qui pensent en bénéficier. Car dans la configuration actuelle, ceux qui peuvent voter sont ceux qui habitent dans la région parisienne, qui sont majoritairement de Mboudé et Hamahamet. Et les autres, tous les autres, en seraient exclus !
 
Si le président de la République veut que cette avancée démocratique ne soit pas un recul, s’il veut dissiper les doutes et les inquiétudes, il faut qu’il arrête immédiatement la précipitation, prenne le temps de la réflexion et implique la diaspora (dans toute sa diversité intellectuelle, politique et géographique) dans la mise en application de ce droit nouveau car, après tout, elle en est tout de même la première concernée.
 
 
Nassurdine Ali Mhoumadi
Dr ès Lettres, enseignant et essayiste

VALORISER LA FEMME PAR LES BIJOUX

Publié le 25/04/2015 à 07:07 par ridja Tags : chez france femme mode création sourire femmes collection
VALORISER LA FEMME PAR LES BIJOUX

Bahati Bijoux 
Valoriser la femme par les bijoux

 

Créatrice de mode, Bahati bijoux mélange tradition et modernité. Grâce à elle, les tenues traditionnelles comoriennes connaissent une nouvelle jeunesse. Partie d'un simple jeu de perle, aujourd'hui elle intègre les tissues culturels pour le bonheur de la femme. Installée à Paris où elle multiplie les expositions, elle vise désormais le marché comorien pour mettre en valeur la femme locale.

 

Nombreux ont connue Asbahati Haki par sa voie douce qui a bercé plus d'un dans les antennes de la radio nationale. D'ailleurs, elle est partie en France pour continuer des études de journalisme. Mais le destin a décidé autrement. "Je devrais terminer des études en lettres et devenir professeur ou continuer dans le journalisme, un métier qui me passionnait et qui me passionne mais l'appel des perles et des tissus a été plus fort que moi", martèle cette femme originaire de Mitsamiouli. Loin des micros ou de la plume, la mode et la valorisation de la femme riment son quotidien. Désormais, elle est plus connue sous le pseudo de Bahati Bijoux. Le nom qu'elle a donné à sa nouvelle passion. "Bahati bijoux est une gamme de bijoux et accessoires avec différentes matières mais surtout le tissus comorien", explique celle qui dit être initiée par sa mère. Elle mélange donc avec succès, Shiromani, Lesso, Sahari et surtout Kanga avec des perles qui rendent les femmes encore plus brillantes.

 

Les produits Bahati Bijoux sont très prisés par la comorienne surtout en France. Et pour preuve, elle enchaîne les expositions et surtout la marque grandit. " J'ai commencé par les perles et en voulant diversifier les modèles. Par la suite, j'ai rajouté le tissus, le jeans au début. Et récemment, m' est venue l'idée d'utiliser les tissus de chez nous. On exporte le tissus comorien avec les accessoires Bahati Bijoux", se gratifie Asbahati qui demande aux femmes " de ne jamais baisser les bras et surtout ne pas avoir peur de l'échec car on a les compétences".

 

En novembre prochain, Bahati Bijoux va célébrer ses 6 ans d'activités. Et malgré "la galère, la déception et la fatigue", elle insiste avec fierté que " si c'était à refaire, je n'hésiterai pas". Pour cette occasion, elle compte renouveler et améliorer encore plus la création pour satisfaire la clientèle car " rien ne vaut le sourire d'un client satisfait", assure-t-elle. Déjà, elle est en oeuvre pour préparer une nouvelle collection et elle compte la lancer à Moroni. Après cette expérience en France, elle envisage d'ouvrir des points de vente au pays.

Salwa Mag

JUWA S'INSURGE CONTRE LA MISE EN PLACE DES COMMISSIONS

Publié le 24/04/2015 à 12:03 par ridja Tags : photo
COMORES : Juwa s’insurge contre la mise en place des commissions
Les élus du Juwa introduisent un nouveau recours à la cour constitutionnelle, attaquant la mise en place des commissions du parlement. Le secrétaire général du parti dénonce un « second putsch » et accuse le président controversé Abdou Oussene de « trahison ».


 

Le parti Juwa n'est pas prêt à enterrer la hache de guerre à l'Assemblée nationale. Loin de s'avouer vaincus, ses élus ont introduit une nouvelle fois un recours à la cour constitutionnelle. Le parti de l'ancien chef de l'Etat, Ahmed Abdallah Sambi proteste contre la mise en place des commissions du parlement.
 
 
Le député Ibrahim Mohamed Soulé, secrétaire général de Juwa dit déceler des irrégularités qui entachent la mise en place de ces commissions, notamment l'aspect de l'insularité dont souligne le règlement intérieur.
A l'en croire, ledit règlement répartit le nombre des députés dans les commissions comme suit : 4 élus grand-comoriens, 3 anjouanais et un mohélien pour la commission. Pour les trois commissions, 3 grands comoriens, 3 anjouanais et 2 mohéliens.
 
 
« L'autre camp ne disposant que de 4 anjouanais dont le député Abdou Oussein, vu les fonctions fantoches qu'il occupe ne pourrait être membre d'aucune commission, donc Anjouan n'avait plus que 3 représentants dans les commissions, ils se sont arrangés à se réunir sous prétexte d'un quorum à 5 alors que nous n'étions pas empêchés, pour mettre en place le bureau sans les autres députés en s'attribuant les présidences des commissions », fait savoir Ibrahim Mohamed Said avant de déclarer ; « à nos yeux, c'est un putsch après celui du 4 avril où ils se sont accaparés du perchoir et les présidences des commissions ».
 
 
Le député de Moroni nord dit regretter « les chantres de l'équilibre des îles dans leur course de s'accaparer des principales responsabilités des commissions, en oubliant le sacro-saint principe d'équilibre des îles, mettant en place des commissions présidées par 4 grand-comoriens ».
 
 
M. Soulé promet que son parti ne va pas « baisser les bras » et protestera « contre la procédure initiée pour la mise en place des commissions ».



Maoulida Mbaé

HZK

Dans l’attente d’un nouveau gouvernement!

Publié le 24/04/2015 à 08:35 par ridja Tags : image gif background pouvoir
Beite_salam


POLITIQUE. Selon plusieurs sources concordantes, la nomination de cette nouvelle équipe gouvernementale pourrait intervenir incessamment. Le secrétaire général de l’Union pour le développement des Comores (Updc, parti au pouvoir) estime que «maintenant que toutes les institutions sont bien installées et qu’il n’y a plus de confusion, je suppose que le remaniement ne devrait plus tarder».


Depuis la proclamation des résultats officiels des législatives et, surtout, l’installation de l’assemblée nationale, l’opinion publique attend la nomination d’un nouveau gouvernement. Presque deux mois déjà et on ne voit toujours rien venir. Les négociations entre les différentes formations politiques qui composent la majorité présidentielle seraient-elles serrées comme le prétendent certains ? Pour Maoulida Mabrouk, secrétaire général adjoint du gouvernement, «il n’y a jamais eu de date ; c’est la population qui est impatiente de voir un nouveau gouvernement mais la décision revient au président de la République».

Selon plusieurs sources concordantes, la nomination de cette nouvelle équipe gouvernementale pourrait bien intervenir incessamment. Le secrétaire général de l’Union pour le développement des Comores (Updc, parti au pouvoir) estime que «maintenant que toutes les institutions sont bien installées et qu’il n’y a plus de confusion, je suppose que le remaniement ne devrait plus tarder».

Autant dire que le vent de contestation qui soufflait jusqu’ici à Hamramba aurait retardé la mise en place de ce nouveau cabinet gouvernemental. Mohamed Halifa y ajoute une autre raison : les postes ministériels sont très peu par rapport au nombre de candidats. «Il faut donc qu’il y ait une concertation et une dynamique au niveau de la mouvance pour trouver une certaine cohésion entre les différents acteurs», dit-il.

Pour le leader du Rassemblement pour une alternative de développement harmonisé et intégré (Radhi), Houmed Msaidie, cette longue attente serait «liée à la nécessité de stabiliser l’institution parlementaire. Maintenant que la majorité parlementaire est clairement établie, on peut penser que le nouveau gouvernement est en passe d’être officialisé».


Au moment où nous mettions sous presse, nous avons appris que le deuxième gouvernement du mandat d’Ikililou a été signifié de la fin de sa mission, à l’issue du conseil hebdomadaire de mercredi.

Abdallah Mzembaba

Alwatwan

INTERVIEW SUR LA CRISE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Publié le 22/04/2015 à 11:54 par ridja Tags : moi monde travail jeune cadre art pouvoir
INTERVIEW SUR LA CRISE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Interview KARIBU HEBDO sur la crise de l’Assemblée Nationale

 

Abdou elwahab Moussa est docteur en droit, Maître de conférences à l’Université des Comores et avocat au Barreau de la cour d’appel de Moroni.

 

 

1. Le 4 avril dernier, l’assemblée nationale a procédé à l’élection de son président sans les trois représentants du conseil de l’île d’Anjouan et l’opposition crie à la violation de l’article 20 de la constitution. Que pensez-vous de ce vote du point de vue juridique

 

AM : L’Union des Comores étant une fédération d’Etats, et en l’absence d’une chambre haute, un sénat, son assemblée est composée de deux catégories de représentants, 24 députés élus au suffrage universel et qui représentent la population et 9 députés choisis au sein des conseils pour représenter les îles en tant qu’entités fédérées. Il se trouve que l’assemblée a siégé et a voté son président et son Bureau en l’absence des 3 représentants de l’île de Ndzouani. C’est un vote illégal et illégitime et non conforme ni à l’esprit ni à la lettre de l’article 20 de la constitution.

 

2. Une autre disposition a été violée lors de ce vote : l’article 33 du règlement intérieur relatif aux conditions de huis clos. Peut-il être source d’annulation ?

 

AM : Nul, et a fortiori un député, fut-ce-t-il doyen d’âge et président de séance, ne peut décider un huis clos de façon unilatérale. Cela nécessite un vote exprès de tous les députés. Si ceux-ci ne se sont pas prononcés par un vote, un tel huis clos n’est pas conforme aux dispositions de l’article 33 du Règlement Intérieur de l’Assemblée.

 

3. Comment voyez-vous le fonctionnement d’une assemblée dont le président a été élu avec 16 voix sur un nombre de 33 députés ?

 

AM : C’est une assemblée dont l’administration est usurpée par une minorité (16 élus contre 17) et cela aura des conséquences néfastes sur le travail parlementaire. Cela va bloquer le fonctionnement régulier de l’institution. Outre le fait que les députés peuvent entraîner la chute des ministres par le biais d’une pétition (Art 33 de la constitution), l’article 36 du Règlement Intérieur de l’Assemblée prévoie que les décisions de l’Assemblée sont prises à la majorité absolue des suffrages exprimés. Et dans beaucoup de cas, tels la demande d’une session extraordinaire par les parlementaires, l’adoption d’une loi organique ou le vote de la loi de finance, la constitution prévoie une majorité de deux tiers des députés. Au vu de ces dispositions constitutionnelles, l’on se demande légitimement comment cette « majorité minoritaire » compte-t-elle exercer son activité parlementaire.

 

4. Le gouverneur d’Anjouan vient de convoquer la session extraordinaire pour la désignation des trois élus insulaires. Pensez-vous qu’il a été dans son droit de faire ce retard ou on peut dire qu’il a failli à ses obligations ?

 

AM : Permettez-moi de faire un bref rappel de faits. La Cour Constitutionnelle, saisie par des conseillers de l’île de Ndzouani pour annuler l’élection des représentants du conseil à l’Assemblée de l’Union, a invalidé cette élection pour non respect de la procédure requise par le Règlement Intérieur du Conseil de l’île. La Cour a cependant ordonné la tenue d’une autre élection des représentants du conseil de l’île de Ndzouani à l’assemblée. Il faut noter que les décisions de la Cour constitutionnel s’imposent à tous, y compris le Gouverneur de l’île d’Anjouan. C’était un devoir absolu pour celui-ci de convoquer immédiatement le Conseil de l’île en session extraordinaire aux fins d’élire les 3 conseillers devant représenter l’île d’Anjouan, au même titre que les deux autres îles sœurs, à l’assemblée. En tant que garant de l’intérêt suprême de son île, le Gouverneur Anissi Chamsoudine a commis une faute inexcusable en privant son île de sa représentation à l’assemblée et en cautionnant ce détournement de la majorité parlementaire. Il fallait permettre à tous les parlementaires de siéger et de se prononcer sur le choix de leur président et des autres membres du Bureau. Le fait que des représentants d’une île, en l’occurrence les représentants de l’île autonome de Ndzouani, ne soient mis en situation de siéger et de participer à l’élection du bureau constitue une violation grave de l’article 20 de la constitution. On ne peut que se féliciter du fait que M. Chamssoudine se soit résolu à convoquer cette session extraordinaire. Aussi espère-t-on qu’après la désignation des conseillers d’Anjouan, les deux factions trouveront une solution, qui ne peut être que la démission de l’actuel bureau de l’assemblée, l’organisation d’une nouvelle élection du président et de son bureau, ainsi qu’un partage équitable des postes du bureau et des commissions parlementaires. Mais pour éviter des frustrations la présidence doit revenir à un ressortissant de l’île d’Anjouan et la première vice-présidence à un membre de l’autre camp.

 

5. Dans un cadre proche de celui-ci on voit aussi un désordre en train de s’installer. Je veux parler des communes. Que pensez-vous de ce qui vient de se passer à Moroni et dans plusieurs communes, notamment au sujet des chefs de village et de quartier ?

 

AM : Je trouve normal et conforme à la loi sur le scrutin communal et celle portant code électoral la participation des chefs de village et des quartiers aux délibérations des conseils municipaux. Ces lois disposent expressément que les chefs de village et des quartiers sont membres de plein droit du conseil municipal et disposent des mêmes droits et obligations que les autres conseillers municipaux. Ce qui est regrettable c’est le fait que le gouvernement prend opportunément un décret pour s’attribuer le pouvoir de nommer ces chefs de villages dans le seul but de s’arroger des majorités dans les communes. Alors même que la loi prévoie que chaque chef de village est désigné conforment à la tradition de son village. Et malheureusement, le ministre de l’intérieur s’autorise à désigner les chefs de villages et de quartier sans associer les populations concernées. Ce non respect de la démocratie locale crée beaucoup de tensions et des conflits dans les nouvelles communes et déstabilise certaines régions du pays.

 

6. Aujourd’hui tout le monde jette des pierres à la Cour constitutionnelle. Que pensez-vous de cette attitude de la part de citoyens ?

 

 

AM : La Cour Constitutionnelle est notre juridiction suprême en matière constitutionnelle. Elle est également compétente pour le contentieux électoral et les questions relatives au respect des droits fondamentaux. Elle est régulièrement saisie par nos concitoyens pour des questions relatives à l’interprétation de la constitution, aux mandats et aux différents scrutins. Souvent la population entière retient son souffle et a les yeux rivés vers la cour parce que celle-ci doit se prononcer sur tel ou tel recours. Et c’est tout à fait normal que ses décisions fassent l’objet de vives critiques de la part de ceux qu’elles ne satisfont pas. Surtout que ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours. Pour une jeune institution, je suis de ceux qui trouvent qu’elle s’en sort plutôt bien. Seulement, on peut déplorer le fait que les autorités privilégient beaucoup plus leur proximité avec les personnalités qu’elles nomment à la Cour que les compétences de celles-ci. On nomme rarement des juristes chevronnés dans cette juridiction et pourtant le besoin se fait ressentir.

 

 

Propos recueillis par Ali Mmadi
KARIBU HEBDO du mercredi 15/04/15

CRÉER UN PONT SYMBOLIQUE ENTRE NOS ÎLES ET LE MONDE

Publié le 22/04/2015 à 08:32 par ridja Tags : vie monde amour mer société femme travail mode création femmes voyage pouvoir
CRÉER UN PONT SYMBOLIQUE ENTRE NOS ÎLES ET LE MONDE

"Créer un pont symbolique entre nos îles et le monde"

 

Depuis 10 ans, Nassim Guy fait les beaux jours de la Sécurité sociale à Mayotte. Cette chargée de communication accompagne la mise en place de ce système dans cette partie de l'archipel des Comores mais sous administration française. Titulaire d'un master 2 en Communication, elle se fixe comme challenge de faire rayonner la culture de notre archipel, motiver l'installation des entreprises étrangères aux Comores et surtout rapprocher les îles soeurs de l'archipel. Témoignage d'une femme battante éprise par son rêve d'un développement de l'archipel.

 

La mission au niveau de la sécurité sociale


"Ma mission principale était d’accompagner la mise en place du système de sécurité sociale à Mayotte, et ce, pour l’ensemble des branches de la sécurité sociale : le recouvrement des cotisations pour le financement du système, l’assurance retraite, l’assurance maladie, l’action sanitaire et sociale.
Mon goût pour la communication publique, au service des citoyens, s’est confirmé à ce poste car j’ai vu l’impact immédiat au niveau de la vie des personnes, au niveau de la société. C’est ce qui me motive : l’action publique au service des citoyens.


En février 2014, après 10 ans à ce poste, j’ai souhaité prendre du recul sur mon activité à Mayotte et j’ai passé l’examen d’entrée pour un master 2 complémentaire en communication publique à l’Ecole des hautes études en sciences de l’information et de la communication, à la Sorbonne, à Paris. Suite à la réussite de l’oral d’admission, j’ai pris une disponibilité de mon travail à Mayotte pour suivre le cursus à Paris en février 2014 pour valider cette formation, réaliser une mission en institution en administration centrale et écrire mon mémoire qui porte sur la communication comme outil d’accompagnement des politiques publiques en outre mer.


Je devais valider mon cursus par une mission en institution et j’ai eu la chance de pouvoir réaliser ma mission au Ministère des outre mer, plus exactement, à la Direction générale des outre mer car mon travail de recherche porte sur la communication comme outil d’accompagnement des politiques publiques.


En parallèle de ces activités, lors d’un voyage en Grande-Comore en 2013, j’ai également créé une structure aux Comores dont la vocation est de faire le lien entre les porteurs de projets et les investisseurs. Ma motivation était d’encourager l’installation des entreprises aux Comores en partenariat avec les institutions locales (les chambres consulaires, l’agence nationale pour la promotion de l’investissement aux Comores). Je souhaitais également contribuer à créer du lien entre les 4 îles sœurs de l’archipel des Comores car je suis persuadée que c’est par la coopération et par l’échange que nous pouvons arriver à mettre en place les conditions du développement.

 

Motivations personnelles


Mes motivations personnelles sont d’arriver à concrétiser l’ensemble de mes nombreux projets personnels comme professionnels. J’aimerais réussir à concilier toutes mes activités, toutes mes aspirations. En ce moment, j’aimerais créer un pont symbolique entre Paris et notre archipel par l’art, par la promotion de nos cultures, par une mise en valeur de nos talents.


Je suis impliquée au niveau associatif dans la promotion des cultures de l’océan indien avec une participation à l’organisation du salon de la mode des îles de l’océan indien. Ce salon est organisé à Mayotte par l’association Lainga Cultures de l’Océan Indien et les valeurs d’ouverture véhiculées par l’association m’ont plu. Le salon de la mode est aujourd’hui le rendez-vous régional pour la promotion de la mode, de l’artisanat dans l’océan indien. C’est également un outil au service de la création de liens entre nos îles.
Avec l’association, j’ai également contribué à mettre en place une action pour la promotion des parcours féminins. Il s’agissait d’une conférence dont l’objectif était de réunir différentes femmes qui contribuaient à améliorer le vivre ensemble de par l’exercice de leur métier. L’idée était de montrer la diversité des parcours féminins pour montrer l’exemplarité, dire que c’est possible de suivre sa voie.


En résumé, ce qui me motive : faire du lien, mettre en lumière et faire rayonner les cultures de l’océan indien, celles de notre archipel en particulier, contribuer à créer des ponts symboliques entre nos îles et les autres parties du monde.

 

Mes motivations professionnelles


Au niveau professionnel, j’aimerais continuer à évoluer dans mon domaine : la communication publique, au service des citoyens. J’aimerais également arriver à pérenniser ma structure de mise en lien entre investisseurs et porteurs de projets pour le développement des îles de l’archipel des Comores. Pour atteindre cet objectif, il faut arriver à créer les conditions favorisant l’investissement. C’est un travail collectif de longue haleine.

 

Mes projets par rapport au pays

 

 


J’ai plusieurs projets pour notre archipel. Le premier est celui que j’ai cité plus haut : arriver à donner vie à ma structure afin de favoriser l’investissement et l’installation des entreprises. Je me suis rendue compte qu’avant d’arriver à cela, il fallait créer les conditions pour rassurer les investisseurs, accompagner les porteurs de projets, contribuer à faire émerger les points forts de chacune des îles. Il s’agit là d’un immense travail collectif avec chacune des institutions.

 

 


Le premier pas est de permettre à tous l’accès à l’eau, à l’électricité. Nous avons également un nouvel imaginaire à construire pour chacune de nos îles. J’aimerais pour cela créer une fondation pour l’art car je suis une grande amoureuse de nos cultures, de nos traditions et de l’art. C’est ma mère, Hissane Guy, qui m’a transmis cet amour.
Mais chaque projet en son temps. Petit à petit, l’oiseau construira son nid. Je crois en mes projets. Je dois réunir les conditions pour y arriver".

 

 

 

 

Source: Salwa Mag

AUX ASSISES: LES AMANTS ET LE MARI GÊNANT

Publié le 22/04/2015 à 07:51 par ridja Tags : image gif vie homme background chez femme nuit voiture
  Aux Assises : les amants et le mari gênant

 

  • Clicanoo.re
  • publié le 22 avril 2015
  • 04h53
 

 

AUJOURD’HUI ET DEMAIN.

Le 4 décembre 2012, tôt dans la matinée, les gendarmes du Tampon sont appelés au 130 rue du docteur Charrière pour un homme blessé à l’arme blanche. Sur place, ils découvrent Lucien Ah-Hot, âgé d’une soixantaine d’années, présentant de nombreuses plaies de couteau au niveau du thorax et des membres inférieurs et supérieurs. Entendu rapidement, il explique avoir été agressé par un homme, devant chez lui, après être sorti, suite à un coup de téléphone de son épouse qui lui demandait de venir la rejoindre. Le lendemain, il donne plus de précisions, racontant qu’il est séparé de son épouse, Danielle Laborde, depuis octobre 2012 et qu’elle envisage de divorcer. Pour cela, il lui avait trouvé une petite maison à Bras-Creux. Il soutient avoir aperçu le véhicule de sa femme le soir des faits. Il la décrit comme psychiatriquement malade depuis de nombreuses années, faisant des crises de paranoïa et d’angoisse.

Très rapidement, le téléphone portable de Danielle Laborde est localisé dans un gîte de Saint-André. Sur place, les gendarmesl’interpellent ainsi qu’un homme d’une trentaine d’années Fabrice Elie. Il explique avoir rencontré Danielle en novembre dans une station-service de Saint-Denis alors qu’elle était, à moitié nue, dans sa voiture. Ils finissaient la nuit dans un gîte au Tampon avant de partir vers la Plaine-des-Cafres. Il poursuit en expliquant qu’ils changent régulièrement d’endroit, Danielle Laborde réglant les chambres avec des chèques. Concernant l’agression qu’il reconnait, il soutient que très rapidement sa maîtresse lui avait affirmée être persécutée par son mari depuis 20 ans. Qu’elle craignait non seulement pour sa vie, mais aussi d’être flouée lors du divorce. Elle se prétend astrologue et médium. Au bout de quelques jours, elle lui avait demandé de tuer son mari. Ce qu’il avait accepté. Il raconte alors dans le détail l’expédition du 4 décembre.

Interpellée et placée elle aussi en garde à vue, Danielle Laborde va dans un premier temps confirmer les déclarations de son amant. Mais très rapidement, les militaires se rendent compte qu’elle commence à délirer. Un psychiatre appelé en urgence ordonne son hospitalisation d’office et déclarer son irresponsabilité pénale. Fabrice Elie est mis en examen pour tentative d’assassinat et incarcéré. Devant le magistrat instructeur, il admet encore une fois les faits, précisant que sa maîtresse lui avait promis 30000euros pour tuer son mari. A sa sortie de l’hôpital, Danielle Laborde est elle aussi mise en examen pour complicité de tentative d’assassinat et incarcérée. Cependant, elle nie avoir voulu donner de l’argent à son amant. Devant ses problèmes psychiatriques, le magistrat instructeur nomme deux experts qui la déclarent responsable, mais ayant une altération du discernement, du fait de sa maladie reconnue depuis des années. Tous deux risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

Danielle Laborde sera défendue par Me Séverine Ferrante tandis que Fabrice Elie aura pour conseil Me Saïd Larifou.

La victime, elle sera représentée par Me Djalil Gangate.

 

 

SCANDALE : DICTATURE RAMPANTE AU PARLEMENT

Publié le 21/04/2015 à 17:25 par ridja Tags : background
SCANDALE :  DICTATURE RAMPANTE AU PARLEMENT
         

 

SOILHA SAID MDOIHOMA ÉLUE MAIRE DE MITSAMIOULI

Publié le 21/04/2015 à 15:13 par ridja
SOILHA SAID MDOIHOMA ÉLUE MAIRE DE MITSAMIOULI

SOILHA SAID MDOHOMA vient d'être élue maire de la ville de Mitsamiouli

 

Premier adjoint : Attoumani Madi alias Edicopi
Deuxième adjoint: Fayssoile Moussa 
Troisième adjoint: Alphonse Abdallah.

ASSASSINAT: LES DEUX SUSPECTS SONT ORIGINAIRES DES COMORES

Publié le 21/04/2015 à 12:54 par ridja Tags : voiture bande fille femme

Reconstitution ce mercredi à Nice de l'assassinat d'Hélène Pastor et de son chauffeur : les deux suspects sont originaires des Comores

 

Une reconstitution de l'assassinat d'Hélène Pastor, richissime femme d'affaires monégasque, et de son chauffeur Mohamed Darwich, doit avoir lieu mercredi matin devant l'hôpital L'Archet, à Nice, selon plusieurs avocats des parties en présence.

Organisée par le magistrat en charge de l'instruction, Christophe Perruaux, de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, elle doit permettre de déterminer les conditions dans lesquelles les deux exécutants présumés de cet assassinat ont opéré le 6 mai 2014, en fin d'après-midi. Les deux victimes étaient décédées quelques jours plus tard des suites de leurs blessures causées par une arme de chasse. Ce jour-là, Hélène Pastor avait été abattue, ainsi que son chauffeur, au moment où elle quittait en voiture l'hôpital L'Archet après avoir rendu visite à son fils, Gildo Pastor, qui y était hospitalisé.


Deux exécutants présumés

Les deux exécutants présumés sont Samine Saïd Ahmed, 24 ans, né à Moroni aux Comores, soupçonné d'être le tireur, et de Alhair Hamadi, 31 ans, Marseillais d'origine comorienne, dont le rôle aurait été celui de guetteur. Ce dernier, qui reconnaît sa participation aux faits, a indiqué aux enquêteurs qu'il pensait être venu de Marseille pour participer non pas à un assassinat mais au braquage d'une personne.

Les deux suspects, actuellement écroués à la prison des Baumettes, à Marseille, sont soupçonnés d'être les auteurs d'un meurtre commis en bande organisée pour lequel sept personnes au total ont été mises en examen.


Un commanditaire présumé




© VALERY HACHE / AFP Le 6 mai 2014, Hélène Pastor avait été abattue, ainsi que son chauffeur, au moment où elle quittait en voiture l'hôpital L'Archet après avoir rendu visite à son fils, Gildo Pastor, qui y était hospitalisé.



Outre les deux exécutants, il s'agit du commanditaire présumé, Wojciech Janowski, compagnon de la fille d'Hélène Pastor, qui aurait agi pour mettre la main sur l'héritage de la femme d'affaires, et du coach sportif Pascal Dauriac, suspecté d'être l'organisateur, ainsi que de trois autres intermédiaires.

1ère confrontation en février

Près de neuf mois après l'assassinat de la femme d'affaires monégasque, la première confrontation entre Wojciech Janowski et Pascal Dauriac, avait eu lieu début février. Ce face-à-face, "pauvre judiciairement et humainement", selon les avocats, n'avait pas duré plus d'une heure et demie entre le gendre qui avait avoué être le commanditaire de ce double assassinat avant de se rétracter, et Pascal Dauriac, recruteur présumé d'hommes de main marseillais et organisateur du "contrat".

AFP


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