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ALLOCUTION DE MR ANTOY ABDOU A L'OCCASION DE L'OUVERTURE DE LA CONFERENCE NATIONALE

Publié le 23/01/2010 à 23:03 par ridja
ALLOCUTION DE MR ANTOY ABDOU A L'OCCASION DE L'OUVERTURE DE LA CONFERENCE NATIONALE
ALLOCUTION DE MONSIEUR ANTOY ABDOU CONSEILLER DE L'ILE AUTONOME D'ANJOUAN SECRETAIRE GENERAL DU PARTI PSN RDD


A l'occasion de l'ouverture de la Conférence Nationale de l'opposition

du 24 janvier au 25 janvier 2010 à Moroni


Messieurs les Délégués des formations politiques

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs


C'est pour moi un privilège d'avoir été invité à prendre la parole à la séance d'ouverture de la présente conférence nationale.

Mais, avant de commencer mes propos, permettez-moi de féliciter les organisateurs pour leur heureuse initiative. Je formule le vœu que les résultats qui seront issus de nos travaux soient à la hauteur des attentes des comoriens.

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes réunis ici pour la paix, pour la stabilité et la cohésion sociale de notre pays,

- Ce pays qui nous a tant donné et à qui nous exigeons toujours davantage ;

- Ce pays que nous nous efforçons à servir, au mieux que nous pouvons, sans toujours y parvenir ;

- Ce pays qui a besoin, plus que jamais de l'amour de ses enfants pour surmonter les obstacles ;

- Ce pays confronté à une crise politique grave et qui nous tend les bras.

Sans doute, son appel de détresse a raisonné jusqu'au fin fonds de nos îles. C'est la raison de notre présence ici aujourd'hui.

Je ne vais pas faire un long discours. Mon propos se limitera à livrer un message.

Le 6 janvier dernier à la cérémonie d'installation du Conseil de l'Ile d'Anjouan, nouvellement élu, j'ai été choisi par mes pairs, en ma qualité de doyen des Conseillers, pour prendre la parole en leur nom. J'ai saisi cette occasion pour rappeler aux Anjouanais certaines vérités amères pour certains, agréables pour d'autres mais certainement utiles pour tous.

J'ai rappelé, d'abord, aux anjouanais, comment leur lutte déclenchée en août 1997 avait ébranlé le pays tout entier et requis la mobilisation de la communauté internationale pour la recherche d'une solution satisfaisante pour tous les comoriens. Je n'ai pas oublié de mentionner les énormes sacrifices consentis dont chaque anjouanais porte encore les séquelles.

J'ai loué le courage de la délégation anjouanaise dont la détermination a permis de doter le pays d'une organisation politique plus équitable qui tient compte enfin de sa spécificité insulaire.

Cette organisation politique est celle consacrée par l'Accord-cadre signé le 17 février 2001 à Fomboni à travers deux principes fondamentaux notamment :

1. Un partage du pouvoir entre l'Etat et les Iles ayant pour résultat, l'instauration de la présidence tournante et de l'autonomie large que jouissent les îles avec leurs lois fondamentales.



2. La promotion de l'Etat de droit par l'instauration de la justice, de la bonne gouvernance, des libertés publiques et des droits de l'homme.



Loin de moi la prétention de vouloir influencer qui que ce soit. Il s'agissait tout simplement de leur faire comprendre que chaque anjouanais avait des raisons de se sentir fier, de se considérer comme parrain de l'Accord-cadre et d' œuvrer inlassablement pour son respect par tous. Personne ne comprendrait, en effet, qu'Anjouan tente de torpiller cet Accord-cadre aujourd'hui.

Elle ne doit en aucun cas priver Moheli de son droit constitutionnel d'exercer la tournante dans les délais que nous avons convenus ensemble. Grâce à la tournante, Mohéli va présider aux destinées d'un pays qu'il n'aurait jamais dirigé sans l'Accord-cadre.

J'ai rappelé également aux anjouanais que la surpopulation de l'ile d'Anjouan a toujours entrainé une émigration massive des Anjouanais vers les iles voisines. De toutes les iles d'accueil, c'était Mohéli qui offrait un refuge idéal pour eux. La forte Communauté anjouanaise qui s'y est établie s'est parfaitement intégrée et s'exprime ou agit comme elle le ferait chez elle. De ce fait, Anjouan a une dette morale envers Mohéli et devrait lui être reconnaissante.

En conséquence, en cédant aux caprices de ceux qui voudraient se servir des élus pour proroger le mandat du Président de l'Union, nous trahirions Moheli et condamnerions la population anjouanaise en général, la plus démunie en particulier.

Voilà mesdames, messieurs brièvement résumé le message que j'ai livré à la population anjouanaise le 6 janvier dernier. C'est un message clair, profond, réaliste et dénué de toute passion en lequel je le crois profondément.

Et je me réjouis qu'il aille dans le sens des objectifs de notre conférence. Au moins je me rassure que bon nombre de comoriens pensent la même chose.

Je voudrais alors, du haut de cette tribune, réitérer ce message toujours à la population anjouanaise devant témoins mais aussi et surtout, saisir cette opportunité pour lancer un appel à son excellence, Monsieur le Président de l'Union.

Croyant à son esprit patriotique et à son désir fervent de voir les Comores se développer rapidement pour le bien être des Comoriens, je l'exhorte à se débarrasser des idées des gens soucieux de préserver leurs intérêts personnels qui le poussent à perturber les échéances de la présidence tournante et à asphyxier l'autonomie des îles.

Sous leurs pressions, il est contraint à renier ses propres propos et à violer l'Accord cadre de Mohéli, seul cadre consensuel défini pour la sauvegarde de la réconciliation nationale.

Sous leurs pressions il s'est trouvé dans l'obligation de modifier la constitution alors que par radio télédiffusé il avait annoncé auparavant qu'il ne voyait pas l'intérêt de la modifier au cours de son mandat, avant la tournante de Mohéli.

Ce n'est pas par hasard que la loi référendaire portant révision de la Constitution de l'Union des Comores du 23 Décembre 2001 a été votée le 17 mai 2009 sans la participation des forces de l'opposition comorienne. Elle a sapé irrémédiablement l'autonomie des îles et la tournante, alors que, dès son avènement au pouvoir, son excellence avait annoncé publiquement et à plusieurs reprises qu'il n'était pas un Président comme ses prédécesseurs en raison des dispositions relatives au partage du pouvoir de l'Etat entre l'Union et les îles contenues dans ladite constitution issue de l'Accord cadre de Moheli. Egalement, il a promulgué toutes les lois relatives aux compétences des îles qui étaient mises en veilleuse.

D'autre part, il est clairement établi que l'élection de la grande majorité des Conseillers des Iles et des députés à Anjouan comme à la Grande-Comore est entachée de graves irrégularités. Ainsi, il ne faudrait pas s'attendre à des effets positifs de la représentativité de la forte majorité d'élus en faveur du régime issue des élections des 6 et 20 décembre 2009.

Le prolongement du mandat au-delà de mai 2010 par le truchement de la bonne initiative d'harmonisation des mandats du Président de l'Union et des Gouverneurs fait l'objet d'un rejet systématique par la quasi-totalité des forces politiques du pays.

Il est indéniable que le projet de loi sur le prolongement du mandat présidentiel sera approuvé par la grande majorité des élus, Conseillers des Iles et Députés de l'Union, qui seront réunis en congrès. Mais, il n'est pas évident que la réalisation de tous vos projets de développement verra le jour en raison du climat politique qui régnera dans le pays dès l'adoption dudit projet.

C'est pourquoi, je prierai, son Excellence, de bien vouloir abandonner son projet de prolongement de mandat dont l'aboutissement, me semble t-il, n'apportera que désordre et instabilité de tout genre dans le pays;

Je termine mes propos en souhaitant aux participants à cette conférence réussite et succès dans leurs travaux ; que 2010 soit l'année de l'avènement de Mohéli à la tête de la magistrature suprême de l'Union des Comores dans la paix et la prospérité.



Je vous remercie